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1848-1923 |
Ci-dessous, nous proposons une biographie de Vilfredo Pareto, adaptée d'un article de G. Busino (1987): "Pareto, Vilfredo", In : The New Palgrawe, A Dictionary of Economics, Vol. 3, pp. 799-804.
Vilfredo Pareto naît à Paris, le 15 juillet 1848, fils du Marquis Raffaele Pareto, ingénieur civil, et de Marie Metenier, une Française d'origine modeste. La famille s'établit en Italie dès 1852, d'abord à Gênes, où Raffaele enseigne le français, puis à Casale Monferrato où il est nommé professeur à l'Ecole technique Leardi. Vilfredo y suit les cours de physique mathématique et étudie également le grec, le latin et l'italien. En 1862, la famille s'installe à Turin pour quelques mois, Raffaele ayant obtenu un mandat du Ministère de l'agriculture, et Vilfredo poursuit ses études à l'Institut polytechnique. En décembre, le père de Pareto obtient un poste à Florence, alors capitale de l'Italie. Vilfredo y obtient en 1864 le diplôme d'Ecole supérieure, avant d'être admis à l'Université de Turin où il s'inscrit en sciences mathématiques et physiques. Il publie en 1866 son premier article, Applicazioni di disegno, et obtient sa licence en septembre 1867. Deux mois plus tard, il entre à l'Ecole d'ingénieurs de Turin et obtient son diplôme en janvier 1870, avec la note maximale pour sa dissertation Principii fondamentali della teoria della elasticità dei corpi solidi e ricerche fondamentali sulla integrazione delle equazioni differenziali che ne differiscono l'equilibrio.
En 1877, Pareto est élu au Conseil communal de San Giovanni. Trois ans plus tard, il décide de se présenter à la Chambre des députés pour la circonscription de Montervarchi, mais il n'est pas élu. Il tentera à nouveau de se faire élire en 1882, sans plus de succès.
En 1883, Pareto est nommé Chevalier de l'Ordre de la Couronne d'Italie, sur la proposition du Ministre de l'agriculture, de l'industrie et du commerce.
En décembre 1889, il épouse la Comtesse Alessandrina (Dina) Bakounine, de descendance russe mais appartenant à une famille bien établie en Italie. Elle le quittera, onze ans plus tard, pour un jeune serviteur. Suite à ce départ, Pareto, qui vivait à Lausanne depuis 1893, décide de s'installer à Céligny, dans le Canton de Genève, où le régime fiscal est moins sévère. Il y passera le reste de ses jours. En 1902, il rencontre une jeune française, Jeanne Régis, qui devient sa compagne et l'accompagnera jusqu'à sa mort.
Pareto a toujours fui les honneurs et n'aura été membre que d'une seule académie, l'Académie des sciences de Turin, refusant notamment de s'associer à l'Académie de Lincei. Il acceptera de soutenir la Commission de désarmement de la Ligue des Nations, mais ne participera à aucune session. Nous rappellons quand même le Jubilé de 1917 et en particulier le discours prononcé par V. Pareto à cette occasion.
Il décède le 19 août 1923 d'une crise cardiaque, deux mois après s'être remarié avec Jeanne Régis. Il repose depuis lors au petit cimetière de Céligny.