Brève histoire du Fonds Pareto

 

Pendant plus de 70 ans, les historiens de la pensée parétienne ont cru que la seconde épouse de Pareto, Mme Jeanne Regis avait détruit la (nombreuse) correspondance et la plupart des manuscrits du scientifique, respectant ainsi ses dernières volontés. En fait ce n'était pas le cas.

Une partie des nombreuses lettres que Pareto avait envoyées ont été retrouvées très vite et publiées dans les Oeuvres complètes. Par la suite, pendant l'automne 1996, 12000 copie-lettres sont réapparues, couvrant presque toute la vie du solitaire de Céligny. Elles représentent une contribution très importante pour le renouveau de l'étude de la biographie intellectuelle de l'auteur. En revanche l'absence des lettres reçues par Pareto constitue toujours un manque de renseignements non négligeable.

Certains manuscrits sont connus depuis longtemps, Mme Régis les ayants vendus ou donnés, notamment à l'Etat italien et à des amis. Ces manuscrits sont aujourd'hui déposés à la Bibliothèque Centrale Nationale de Florence et au Centre Walras-Pareto de l'Université de Lausanne. A Florence se trouvent des notes relatives à la première édition italienne du Trattato di sociologia generale. A l'Université de Lausanne on trouve, outre d'autres notes relatives au Trattato, une petite partie de la première version, inédite et jamais publiée, du Cours d'Economie politique ainsi que le manuscrit du celèbre discours prononcé par Pareto lors de son jubilé en 1917.

De son vivant, Pareto avait fait don de sa bibliothèque personnelle à l'Université de Lausanne. Après bien des vicissitudes et après avoir passé près de soixante-dix ans dans les sous-sols de l'Université, cette bibliothèque est aujourd'hui enfin accessible. La partie à caractère économique de la bibliothèque est conservée au Centre Walras-Pareto. Quant au reste de la bibliothèque, il est conservé à la Bibliothèque Cantonale et Universitaire de Lausanne.

 



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